RIPOSTE : LE GRAND GUIGNOL !
Je n’avais plus regardé l’émission « Riposte » depuis plusieurs mois. Hier, Dimanche 5 Octobre, j’ai pris la 5 au moment ou Serge Moati commençait son numéro ; Atterrant !
En tenue toujours aussi négligée, Moati commence d’abord par se mettre en scène et ne laisse la parole à ses invités que lorsqu’il a terminé son boniment. Hier, la séance débutait par Nicolas Hulot sur, bien entendu, le thème de l’écologie. En un instant le malheureux fut accablé de questions auxquelles il n’avait pas le temps de faire face tant Moati s’agitait pour orienter les réponses dans le sens de ses convictions. A ceci près que, de temps en temps, Hulot parvenait à placer son point de vue au désespoir manifeste de l’inquisiteur qui, du geste, des grimaces et de la parole essayait de poser les questions autrement, et prenait l’auditoire à témoin de la bonne volonté qu’il mettait à rester dans les voies du politiquement correct.
Hulot ayant supporté sa part de misère en un quart d’heure qui aurait pu s’assimiler à un solo de Moati, celui-ci passa à ses clients suivants. Il était question d’économie et de la situation financière actuelle . Très à l’aise, - ce qui tendrait à prouver qu’il est un habitué de l’émission - Besancenot parvint souvent à couvrir le vacarme, initiative qui lui valait la bienveillance manifeste de Moati. Dans le même temps, deux « experts » du sujet débattu s’affrontaient par dessus la tête des autres intervenants sous les glapissements de Moati qui, sans doute dans l’espoir de faire sortir de ses gonds un Woerth impassible, gesticulait comme jamais. Agitant ses petits bras comme un boxeur frappant dans le vide, approuvant de hochements de tête entendus ce qui lui convenait et balayant d’un large geste ce qui le contrariait, il me fit craindre un instant qu’il allait baver ; il sautait sur son séant à en perdre son fauteuil.
C’est à ce moment du numéro, au moment où l’émission s’achevait, que j’ai eu comme une vision. J’ai vu Moati en djellaba, un rouleau de tapis sur l’épaule, discutant à grands gestes le prix de sa marchandise, spectacle très courant dans mon cher Sud Marocain et dont, pourtant, je n’ai jamais noté qu’il se fut accompagné des hurlements orchestrés par Serge Moati..
L’ambiance de la Djema-el-Fna dans les studios de la 5 …. Meziane sidi Moati !