ICI S’ARRETE LE TERRITOIRE DE LA REPUBLIQUE
Dimanche soir, le journal TV de FR3 Sud annonce que de graves débordements ont lieu à la ZUP du quartier de Valdegour. La plupart des commerces auraient subi des dégâts , ainsi que l’agence postale et les locaux de la mairie annexe. La police, prévenue dès le début des troubles ne serait pas intervenue.
Dans sa livraison du Lundi 29, le quotidien local ne mentionne rien. En revanche, le Mardi 30, sous le titre « Les commerçants ne comprennent pas » il rend compte d’une partie des agressions qu’il n’énumère pas, ce qui pourrait faire croire à un souci bienveillant de ne pas envenimer la situation… à moins que les lecteurs nîmois soient jugés trop sensibles pour entendre la réalité de la situation… à moins encore qu’il s’agisse de ne pas « faire le jeu du Front National. »
Par le témoignage de quelques victimes on apprend que, au nombre d’une quarantaine, des cagoulés ont pillé un bar, s’en sont pris au tabac-presse et à la supérette du quartier… Le patron de celle-ci précise : « J’ai demandé de l’aide au commissariat. Personne n’est venu. On m’a répondu que les policiers avaient des ordres pour ne pas intervenir et ne pas aggraver la situation, ou encore que ce sont des pièges tendus par les jeunes qui désirent en découdre avec les policiers et les pompiers » . Version commissariat, on apprend que, depuis quelques jours, des incidents épisodiques sont signalés auxquels, manifestement, la police n’a pas les moyens de mettre fin ; « Nous n’avons malheureusement pas de moyens extensibles. On doit aussi se réserver pour de vrais enjeux de sécurité. Mais on ne laissera pas ces commerçants dans l’abandon. Dans la mesure de nos moyens, nous tâcherons d’avoir une présence »
Le policier ne précise pas que, - fussent-ils en minorité - si ses hommes engageaient le combat, il se trouverait bien quelques associations de défense des immigrés pour voler au secours des voyous de telle sorte qu’ils puissent renouveler leurs exploits.
Coïncidence ! un mien parent, policier dans le Sud-Ouest, auquel j’ai téléphoné pour connaître son sentiment sur la position de ses collègues gardois, m’a indiqué que la même politique est recommandée dans la plupart des commissariats français où, de plus en plus souvent, règne une ambiance de bunker en état de siège.