DE LA FLEXIBILITÉ DES LOIS

Publié le par Evelyne et Lucien RUTY

                 S’appuyant sur une interprétation stricte du droit de propriété tel que défini par l’article 2 des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 (voir ci-après), Sarkozy en augmente encore la rigueur en l’invoquant au profit de son ami, le comédien Christian Clavier.

                   Et, s’inspirant sans doute de Mitterrand  qui découvrit « la force injuste de la loi » quand il fallut bien l’appliquer à certains de ses partisans, lui, Sarkozy met le paquet. Le malheureux Dominique Rossi -excellent flic mais manquant du sens de l’anticipation – est traité comme on n’ose même plus traiter un voyou de banlieue. Le Président de la République, qui disposait sans doute de quelques loisirs dans la conduite de l’Etat, oublie un moment ses hautes rencontres internationales et, entre deux avions, daigne se pencher sur une affaire dont l’intérêt ne réside que dans le fait qu’elle concernait un ami.

                   Prenant conscience que – pour une rare fois en France – l’opinion publique prend parti pour le policier, Sarkozy fait donner la garde… en l’occurrence, Madame Aliot-Marie qui accepte sans scrupule ce rôle à contre-emploi là où, dans mille cas semblables elle aurait largement approuvé Dominique Rossi. A quoi tient la peur d’être oubliée dans un prochain remaniement ! En tous cas, je connais des producteurs de maïs du

Sud-Ouest qui ont dû sabler le champagne… Bové et ses émules n’ont qu’à bien se tenir, Sarkozy veille personnellement au respect de la propriété, même quand y prospèrent des OGM.

 

 

(Art. 2)   « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression »

L’article 17 réitère : « la propriété est un droit inviolable et sacré »

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