FRANÇAIS ! DONNEURS DE LEÇONS
Il est fini le temps où l’humanité était à l’écoute d’une France dont les oracles pouvaient se permettre de porter des jugements définitifs sur tout et chaque chose. Cette époque est révolue et, avec elle, l’audience des marabouts
dont les messages ne remuent plus grand monde en dehors de quelques cénacles parisiens où l’on s’agite en étant persuadés que le monde entier attend religieusement le résultat de leurs élucubrations. Leurs commentaires sur la tragique fin de Georg Haider illustrent jusqu’à la caricature ce qui précède..
Toujours avides de donner des leçons aux nations et négligeant superbement d’admettre que tous les peuples n’ont pas forcément envie de suivre la politique française, nos élites n’ont pas attendu que le corps du héros national de l’Autriche soit froid pour nous informer que, les récents résultats électoraux de ce pays allaient sans doute justifier la mise en place d’un cordon sanitaire… où l’on découvre l’épaisseur de la suffisance de ces gens qui s’arrogent le droit de condamner le choix des électeurs. Cela devient lassant !
La France rejette le referendum sur la constitution européenne, On la fera revoter ou on passera outre par une filouterie électorale. Les Pays-Bas imitent la France ? Même traitement. Le Danemark ploie mais ne rompt pas ? On y mettra le temps qu’il faudra mais on le mettra au pas. Le gros os c’est l’Irlande. Ce petit pays est peuplé de patriotes ? Ils revoteront jusqu’à plus soif mais, -scrongneugneu, ! On leur apprendra où est leur intérêt quitte – s’il le faut - à mettre l’embargo sur le whiskey et la Guiness.
Ce qui me console, c’est que j’étais au Congrés FN de 1998 et que j’ai pu juger la sincérité de l’engagement anti front des centaines de manifestants venus de toute la France et même d’Allemagne. Au grand cri de : « Nous évacuons Strasbourg pour ne pas respirer le même air que JMLP ». le spectacle qui suivit cette mâle déclaration aurait dû être gravé dans le marbre. La TV filma une longue colonne de chevelus (les Grünen teutons) et de barbus (les prof bobos ) que – ce n’était pas déjà l’époque – leurs élèves n’avaient encore pas envoyés » aux Urgences. Bébés aux bras, enfants serrés en troupeau contre maman qui versait des larmes et papa qui se retournait pour un lamentable dernier regard sur Strasbourg, première étape d’un exils à durée indéterminée.
Sans craindre de prendre le risque de tomber dans le Rhin, une cohorte d’écrivains dont les « best seller » ne se vendent pas et de cabots tout juste bons à chercher un public parmi les surdosés du « Off » d’Avignon, applaudissaient en cherchant une caméra TV devant laquelle essuyer une larme. Je l’avoue, le spectacle me rappelant des images de l’exode de 1940, j’eus la curiosité de repartir vers le pont de Kehl et que vis-je ? Les candidats à l’exil, qui n’avaient même pas eu le temps d’aller se cacher dans les sapins du Westerwald, étaient en train de revenir en France malgré la pollution de l’air qui les en avait éloignés le jour-même ?
Jouant les naïfs, j’appris que les pauvres imbéciles qui avaient participé à la « longue marche » n’étaient pas rentrés pour résister aux troupes de la bête immonde mais parce que : « Vous avez vu le prix des hôtels en Allemagne ? »
Enfin, et pour en terminer avec nos courageux combattants en chambre, je dois les féliciter de m’avoir donné une bonne idée. Ils avaient parlé, à la grande époque de la montée en puissance des nationalistes autrichien, d’isoler leur pays dans un cordon sanitaire pour lui apprendre à voter autrement. L’idée suivante me vint alors à l’esprit. Si on devait ostraciser l’Autriche parce qu’elle vote « faschiste » pourquoi ne tendrions nous pas un cordon sanitaire autour de la France chez qui pullulent les champions du faschisme rouge. ?