DEFENSE DU FRANÇAIS

Publié le par Evelyne et Lucien RUTY

       Défenseur de l'identité nationale le FN se doit d'être aux avant-postes  du combat pour la protection de notre langue en tant qu'élément majeur de notre patrimoine culturel. 

        J’adhère tout à fait aux arguments de Roger Blanc en faveur de la défense de notre langue maternelle et je lui apporte le renfort de l’écrivain que je suis, qui veille toujours à ne pas laisser des mots étrangers envahir ses écrits.

         Nous ferions bien de nous inspirer de l’exemple des Canadiens-Français  qui ont crée un organisme chargé de veiller à ce que l’anglais ne s’impose pas face au français. Des associations lui signalent les infractions à la règle et  ceux qui s’en rendent coupables

sont rappelés à l’ordre. Il était temps de réagir car les services de l’immigration avaient pris l’habitude de pousser les nouveaux arrivants ( généralement anglophones )vers le Québec où leur nombre risquait de mettre à bas le fragile équilibre linguistique de « La Belle Province.

         En fait, quoique menacé, le Québec semble pouvoir résister, renforcé qu’il est des provinces maritimes du Nouveau Brunswick et de la Nouvelle Ecosse. Limitrophe du Québec, l’Ontario contient de nombreuses poches de français. Ensuite, en allant vers l’Ouest, on trouve St Boniface, St Claude et Portage-la-Prairie (Manitoba) puis, dans la prairie de l’Alberta et du Saskatchewan, quelques rares villages attestent encore d’une présence de notre langue en cours de raréfaction. Avec Mallardille, la Colombie Britannique présente la ville francophone la plus à l’Ouest du Canada.

         A part dans le Quebec et l’Ontario, le français ne tient que par la volonté de quelques patriotes… l’administration n’apportant qu’un maigre soutien . C’est à Winnipeg, ville-soeur de St Boniface, que j’ai entendu pour la première fois l’expression « speak white » adressée à des francophones. On comprend par ce seul exemple à quel point les Canadiens-Français doivent lutter pour conserver leur langue. Et, au lieu de brocarder leur accent et leur vocabulaire, nous ferions mieux de les aider et de pas leur laisser le monopole de la défense du français même si l’on peut affectueusement sourire de leur parler. Ainsi : « Arrêt » au lieu de Stop ; « tabagie » au lieu de bureau de tabac ; « jactance au lieu de discussion » ; « décabosseur » au lieu de carrossier ; « char » au lieu de voiture ; « débarbouillette » au lieu de gant de toilette ; « journal frais du jour » au lieu de quotidien ; et, - on a vu pire ! – leurs deux jurons favoris : « ostie » et « tabernacle ».

         Voici quelques anglicismes dont la presse et la TV nous abreuvent et dont nous pouvons facilement épurer notre langue maternelle :

- « prime time » =  premier temps, prime heure (prime est français comme dans « de prime abord »)

- « love story » = histoire d’amour

- « come back » = retour

- « standing ovation » = ovation debout

- “ live” = en direct

- “ best of “ = le mieux  (ou le meilleur) de

- dragonfly (= cerf-volant) des concours de cerf-volant ont lieu sur       

                   les plages de la Côte d’Opale. Pourquoi les appeler

                   « concours de cerf-voling » ?

-         « first lady » = première dame

Liste non exaustive ……

 

 

 

 

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