LES MARTYRS OUBLIÉS
Le 26 Mars dernier - soit une semaine après la commémoration d’un 19 Mars censé représenter la date du cessez-le-feu en Algérie - une cinquantaine de patriotes, Métropolitains ou Pieds-Noirs, se retrouvaient au sanctuaire de Santa Cruz pour honorer la mémoire des 82 civils algérois désarmés massacrés rue d’Isly par les CRS, Gendarmes Mobiles et soldats chargés de disperser une manifestation de soutien aux habitants de Bab-el-Oued bloqués dans leur quartier sur décision des pouvoirs publics.
Une intense émotion se dégageait des assistants écoutant le récit de leurs souffrances : femmes et enfants tirés à vue, blessés achevés par les militaires, poursuite des rescapés poussés vers les quartiers musulmans... Mais, 62 ans après, l’amertume des survivants fut de constater qu’aucun élu n’était venu s’associer à leur deuil. Certes, les élections étant passées, les chasseurs de voix n’ont pas jugé utile de se déplacer comme ils le font traditionnellement pour l’anniversaire d’un simulacre de cessez-le-feu suivi pendant 4 mois de massacres et d’atrocités indicibles.
La preuve est faite que les morts de l’Algérie française ne sont pas en cour chez les charognards qui écument les marchés à la recherche d’électeurs prêts à gober toutes leurs promesses et à prendre pour du coeur l’assurance de leur profond respect
En fait, que risquent-ils ? D’ici les prochaines élections, les gardiens de la mémoire patriote, seront un peu moins nombreux... quantité électoralement négligeable. Alors, allons plus rentablement rechercher des gogos vers les ZUP !