AU BORD DE LA SATURATION
Je crains que, même si elle part indéniablement d’un bon sentiment, l’affaire des écoliers auxquels serait confiée une part de mémoire pour les enfants juifs victimes des Nazis ne provoque un phénomène de saturation. Surtout à un moment où - sans doute simple coïncidence - la TV nous montre à profusion documentaires et films sur les souffrances vécues par nos compatriotes juifs.
Des voix s’élèvent sur le mode « pourquoi eux et pas nous ? » dont il ne faudrait pas que - chacun se repliant sur la mémoire de sa propre histoire - elles favorisent une tendance au communautarisme incompatible avec nos institutions : la France est une République une et indivisible.
Si l’on devait néanmoins développer ce système et éviter qu’il ne soit appliqué qu’aux Juifs, je proposerais qu’on l’étende aux Harkis - ou, tout au moins aux survivants du massacre. En effet, ces soldats fidèles ont mérité mieux que bien d’autres que des écoliers ou leurs familles prennent leur part mémorielle de ce qu’ils ont souffert.
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