PRESENCE FRANÇAISE EN ALGERIE : PARDON DE QUOI ?

Publié le par Evelyne et Lucien RUTY

            En Juillet 1962 l’Algérie, qui n’avait jamais constitué un Etat, accédait à l’indépendance après avoir été pendant des siècles romaine, byzantine, arabe, turque puis française pendant 132 ans. Se situant aujourd’hui dans le monde arabe, son véritable fonds ethnique est le peuplement berbère, d’abord christianisé puis islamisé au VIIIème siècle.
            Le jour de son indépendance, l’Algérie se plaçait en tête de tous les pays musulmans (arabes ou non) pour ses infrastructures urbaines, son nombre de lits d’hôpitaux, de bancs d’école, de km de routes et de voies ferrées, de terres agricoles, d’installations portuaires… De plus, en lui cédant un Sahara qui n’avait jamais été terre algérienne, la France lui offrait l’immense trésor du pétrole et du gaz naturel. Devant l’état de délabrement dans lequel se trouvent ces anciens départements français, on serait curieux de savoir à quelle place se situe aujourd’hui l’Algérie dans le classement des pays arabes… Certains ont sans doute la réponse : par exemple ces étudiants de la Faculté d’Alger qui, il y a peu, ont déployé une banderole sur laquelle on pouvait lire : « Recherchons colonialistes acceptant de rester plus de 132 ans ».
            Qu’à cela ne tienne ! M. Bouteflika, sous le règne duquel ont été renouvelés contre ses propres compatriotes les atrocités et les massacres jadis commis contre les Européens et les musulmans fidèles à la France par ses amis fellaghas, exige que celle-ci demande pardon à l’Algérie…
Ce qui étonne c’est qu’il ait eu besoin de demander. Rompu à toutes les génuflexions, le col cassé et l’échine assouplie par des demandes de pardon tous azimuts, Chirac n’est pourtant pas allé jusqu'à saisir  cette nouvelle occasion d’humilier la France. Mais, ne nous y trompons pas, la question reste en suspens, car, en digne successeur de celui qui a commémoré Trafalgar et ignoré Austerlitz, Sarkozy viendra a résipiscence. Pour s’en convaincre il suffit de le voir embrasser Bouteflika à bouche que veux-tu malgré les insultes adressées à la France par plusieurs politiques algériens de premier plan. Il suffit également de savoir que Boutéflika qui réclame un assouplissement des règles d’attribution des visas pour ses concitoyens voulant venir chez nous, refuse les mêmes facilités aux citoyens français d’origine Harkis, qu’il traite de collabos…. Propos qu’il a pu tenir à Paris au cours d’une conférence de presse sans qu’il vienne à l’esprit de nos gouvernants de rompre les pourparlers et de le reconduire à la frontière.
Patience Monsieur Boutéflika ! Vous aurez bientôt satisfaction. En attendant, continuez à nous envoyer ces milliers de vos compatriotes qui trouvent plus agréable de venir améliorer leur vie chez l’ancien « colonisateur sanguinaire » que rester dans le paradis algérien qu’ils se sont crée après notre départ ou qu’émigrer chez leurs frères de religion de Tunisie ou du Maroc ou, encore mieux, qu’aller prendre un bain de charia au Soudan, par exemple.
Sauf que – et vous pourrez le raconter à votre ami Sarkozy – je refuse de m’associer ou qu’il m’associe à toutes initiatives relevant de la demande d’absolution des soi-disant crimes de la colonisation. Je suis français et fier de l’être jusqu’à l’orgueil . Non seulement je ne renie pas mais je revendique l’œuvre coloniale de la France. Je prends tout de ma Patrie le bon comme le mauvais et je dénie à quiconque le droit de dire que la France demande pardon parce que j’incarne autant la France que Monsieur Sarkozy. Et, infime cellule du Peuple Souverain, la part que j’en représente a même valeur que celle représentée par ce Président d’une République que mes ancêtres – et pas les siens – ont faite au prix de leur sang.
 
           
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