Samedi 30 mai 2009

          Poursuivant son périple à travers la Grande Région Sud-Ouest sur laquelle il est le candidat du Front National, Louis Aliot s’est arrêté à Nîmes où tous les ans, à la fête de l’Ascension, se déroule un pèlerinage en l’honneur de Notre Dame de Santa Cruz, vénérée chez les Oraniens pour avoir enrayé en 1850, l’épidémie de choléra qui ravageait Oran et l’Oranie. 

            A cette dimension religieuse du pèlerinage où les Pieds-Noirs retrouvent avec émotion la statue de leur Vierge qu’ils ont sauvée du désastre de 1962, s’ajoute la liesse et la joie de milliers de participants qui, brandissant des pancartes portant le nom de leurs villages perdus, se retrouvent en anciens voisins, en amis perdus de vue, bref un bonheur propre à effacer la nostalgie.

            Louis Aliot, lui aussi enfant de l’Algérie Française et, mieux encore, né dans le mythique quartier algérois de Bab El Oued, se fondit littéralement dans les bruits, les odeurs et les couleurs de cette foule bigarrée du sein de laquelle de nombreuses personnes le reconnurent et vinrent lui témoigner leur sympathie et leurs encouragements.

            Fatigante mais riche journée que Louis a partagé avec Evelyne et Lucien Ruty, Thierry Viallon et Robert Morio qui, dérogeant avec la tradition méridionale du pastis, ont levé leur verre d’anisette à la victoire de nos couleurs

 

Par Evelyne et Lucien RUTY - Publié dans : Articles
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Samedi 30 mai 2009
SARKO  EN  TETE !

        Dieu sait que, pour de multiples raisons, je ne porte pas les Anglais dans mon cœur, mais je suis scandalisé de la gifle diplomatique que vient de leur donner Nicolas Sarkozy en ne les invitant pas aux cérémonies qui marqueront cette année le 65ème anniversaire du débarquement allié de Normandie.

         L’incapable qui nous sert de Président a voulu limiter les festivités à un petit duo avec Obama , censé renforcer les liens franco-américains. Sarkozy, dont il est patent que l’intérêt pour l’Histoire de France ne lui encombre pas les méninges, semble ignorer que, le 6 Juin     1944 , la participation française au débarquement – pour glorieuse qu’elle fut – se limita aux 170 hommes du commando de marine Kieffer, seuls et premiers Français à poser le pied sur le sol de la Patrie., pendant que des milliers de Britanniques y versaient déjà vaillamment leur sang.

         J’ignore si, du sein de la famille Sarkozy, sont sortis beaucoup de soldats et, le cas échéant, sous quelles couleurs ils combattirent, Il n’aborde jamais ce sujet. Peut-être n’a t –il aucune image glorieuse à nous montrer pendant que - devraient-elles n’avoir que celle-là – la plupart des familles anglaises exhibent fièrement celle de leur jeune reine, portant le même uniforme que ses soldats et n’hésitant pas à visiter les premières lignes au volant de son ambulance.

         Je suggère à Sarkozy de faire un jour ce pèlerinage que font chaque année des milliers de Britanniques sur les champs de bataille des Flandres, de l’Artois et de la Picardie, et de s’y recueillir comme le font, non seulement des civils mais aussi par bataillons entiers les. jeunes  soldats fraîchement engagés. S’il a une idée de ce que la libération de la France doit au sacrifice de tant d’hommes, peut-être

décidera-t-il de venir sur ces cimetières, quitte pour cela à sacrifier un week-end sur le yacht d’un de ses amis de la finance.

         Il pourrait aussi visionner le film que firent les Anglais à l’occasion du 50ème anniversaire du débarquement. Des centaines de vétérans vinrent alors sur nos plages et nos villages défiler devant leur reine. Bardés de décorations, n’ayant souvent gardé que quelques pièces d’uniforme, voire leur béret régimentaire, ils rendirent à leurs soldats tombés au champ d’honneur, le plus vibrant hommage. Je crois n’avoir de ma vie jamais aussi bien eu le témoignage de ce que c’était une grande Nation.

         Sauf que, j’ai vu la Royal Navy sous grand pavois  appareiller pour la guerre des Malouines, escortée jusqu’au grand large par des centaines d’avions et d’embarcations légères dont les passagers hurlaient à leurs « boys » des hourras à n’en plus finir. Mais là, je ne m’étendrai pas : j’ai trop gardé le souvenir de nos soldats en partance pour l’Indochine défilant dans les rues de Toulon sous des grêles de cailloux et des tombereaux d’injures.

         Nous avions eu avec De Gaulle un anti-américain qui s’était surtout distingué derrière un micro et qui fit payer à ceux-ci le fait que, après le 6 Juin, il dut attendre pendant un mois l’autorisation de traverser la Manche… ce qui n’empêcha pas ses adorateurs de faire imprimer à l’occasion de je ne sais quel anniversaire des étiquettes à coller sur les bouteilles de vin représentant, sur fond d’avions et de batiments de guerre, un De Gaulle martial, jumelles en main, inspectant le bocage normand … Napoléon à Austerlitz !

         Heureusement –direz-vous – Chirac a donné au monde une meilleure image . C’est oublier que il n’a pas cru devoir honorer de sa présence les quelque 15000 personnes venues jusque du Japon pour commémorer le bicentenaire d’Austerlitz. Il daigna néanmoins se faire représenter le lendemain par – je crois – une certaine Aliot Marie …

         A la décharge de Chirac, il n’était peut-être pas remis de la fatigue qu’a pu lui causer 2 mois plus tôt son embarquement par une mer houleuse sur un navire de guerre anglais où il avait été invité afin d’assister à la commémoration de Trafalgar !

Par Evelyne et Lucien RUTY
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Samedi 30 mai 2009

        La traditionnelle  fête des Bleu-Blanc-Rouge du FN 30 s’est déroulée le 16 Mai  sur le domaine de la manade Teyssier, avec la participation de l’ensemble des départements du Languedoc/Roussillon et la présence de nombreux adhérents, élus et secrétaires départementaux venus des quatre coins de la Grande Région Sud Ouest.

         A tout seigneur, tout honneur, la journée était présidée par Louis Aliot, candidat du FN pour l’ensemble de la Grande Région, accompagné d’Alain Jamet, vice-président du FN, représentant le Languedoc/Roussillon, et de Jacques Colombier, représentant l’Aquitaine.

         Louis Aliot a fait le point de la situation de notre parti sur la Grande Région et a insisté sur le fait que le dernier sondage (publié le 16 Mai) nous montre en progrès par rapport au dernier scrutin européen. Il a lancé un appel à une encore plus forte mobilisation, et a été suivi sur ce terrain par les différents orateurs qui prirent la parole.

         Dans un début de chaleur quasi estivale, les quelque 200 visiteurs ont acclamé les orateurs puis ont rejoint  sur le campo les trois taureaux en attente de marquage . Beau spectacle offert par une douzaine de gardians, suivi par une somptueuse paëlla.
         Un bon bain de jouvence poursuivi jusqu’à nuit faite et qui marquera  une date dans le calendrier,  acheva cette journée mémorable  au cours de laquelle  Louis Aliot fit la preuve d’un véritable talent de pétanqueur et d’un charisme indiscutable.

 

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Samedi 30 mai 2009

         Un citoyen algérien suspecté d’appartenir à un réseau terroriste lié aux attentats du 11 Septembre, vient d’être libéré par ses geoliers américains qui le tenaient en détention depuis sept ans ,,,

         Libérée par les FARC, Mme Béthencourt, femme politique franco-colombienne par la grâce de son mariage avec  un Français, choisit de se réfugier en France : elle aurait été échangée contre des rebelles FARC auxquels nous aurions donné asile….

         Par centaines, des clandestins franchissent ce qui reste de nos frontières et s’entassent dans les ports du Nord dans l’espoir d’un hypothétique passage en Angleterre… en attendant, ils sont pris en charge par nos services sociaux et couvés par un tas d’associations qui veillent  jalousement à ce que l’on n’en extrade aucun….

 

PS :  Le bruit court que l’Algérien de Guantanamo viendrait s’installer à Nîmes, où on lui donnerait un logement (le veinard ) ! et un emploi.

(il y en a encore ?) Mieux, sa belle sœur résidant dans la région, il pourrait obtenir facilement un rapprochement familial    ! Lui, et sa femme arrivant d’Algérie avec leurs deux filles : Quatre de  plus !

La Rome Francaise a-t-elle vocation à devenir l’hospice du Bon Samaritain ?

 

Par Evelyne et Lucien RUTY
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Samedi 30 mai 2009

MONSIEUR,

 

         Vous avez – en vertu de  quelle autorité - ? décidé de ne pas inviter Louis Aliot à participer aux débats que « Sud-Ouest » organise mardi dans le cadre de la campagne pour l’élection européenne.

         J’ose à peine vous prier de rectifier cette scandaleuse omission tant je crains que vous refusiez de vous dédire, ce qui demande un minimum d’humilité…  vertu dont je ne vous imagine pas encombré.

         Je pense en revanche que vos invités qui se réfèrent si souvent à la République auront à cœur d’en appliquer les principes et de refuser le débat si Louis Aliot en est exclu.

         Quelle belle leçon de démocratie ce serait de la part d’hommes qui en font commerce !

        

 

 

 

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Samedi 30 mai 2009

         Je me suis souvent demandé quel aurait été mon choix si, âgé de 20 ans, j’avais eu à choisir un camp dans cette terrible guerre civile de 1936 à 1939 au cours de laquelle les belligérants renouvelèrent entre eux les mêmes atrocités que celles que leurs ancêtres firent subir aux soldats de l’Empereur, de 1808 à 1813 . Avec le recul,  et  veillant à ne pas me laisser influencer par la littérature d’Hemingway, j’essayais de peser le pour et le contre de chaque camp. Ce ne fut pas très difficile tant les uns et les autres connurent des heures de succès militaires entachés de pratiques indéfendables que - au cri de « Viva la muerte ! »  ou de « arriba España » - ils ne cherchaient pas à cacher.  A mes yeux, la tragique défense de l’Alcazar de Tolède dans un scénario digne de Rome, ne pouvait pas excuser les exécutions sommaires et les charniers des franquistes. Mais, en face, les souffrances d’un peuple misérable et balloté d’un camp à l’autre et la gloire de Teruel de pouvaient excuser les aussi nombreuses exécutions et les massacres de prêtres et de religieux.

         Sûr de ne pas tout savoir, je comptais arbitrairement pour parts égales l’aide apportée aux uns par Hitler et Mussolini, comparée au renfort des Brigades Internationales du couple Staline/Trotzky et à l’armement qui leur venait de l’Est  Or, ces derniers n’hésitaient pas à se combattre      sous les yeux de leurs ennemis pour obéir à Moscou ou pour ne pas tomber sous sa férule, et cela augurait mal de ce que, si la guerre se terminait au bénéfice des Rouges, deviendrait l’Espagne , retombant peut-être dans un régime monarchique à bout de souffle, déchirée par une seconde guerre civile, livrée à l’anarchie des « POUM », et, surtout,  démembrée en combien d’entités au premier rang desquelles se distinguaient les riches provinces séparatistes de Catalogne et du  Pays Basque

         Pour moi qui avait toujours professé « la France avant les Français », je me trouvais devant un dilemme mais je convins que, si j’avais été Espagnol, j’aurais été avec ceux dont le cri de guerre était « Todo por la Patria »

         Et aujourd’hui, en France où je ne vois pas beaucoup d’Alcazar, je rougis à l’idée que notre peuple, émasculé par des décennies  de politique politicienne n’est plus capable de voir que Rome n’est plus dans Rome et que son avenir ne lui appartient plus.
         Au crépuscule de ma vie qui correspond avec le crépuscule de ma Patrie j’attends de savoir si un jour, pensant à cette France que des siècles ont patinée et couverte de gloire, j’aurai le loisir de ne pas crier en vain : « Vive la Nation ! »

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Samedi 30 mai 2009

          Elues démocratiquement par le peuple souverain au même titre que les autres conseillères régionales, (il faut rappeler que si les communistes étaient partis seuls aux élections régionales, aucun n’aurait été élu faute d’atteindre les 10%  pour participer au 2ème tour)  les  femmes du Front National côtoient également Monsieur Frêche. Certes pas toujours dans l’admiration ni dans l’acceptation de toutes ses décisions, mais, elles devraient pouvoir prétendre être interrogées lors d’un tour d’hémicycle  de la Région.

         Tantôt charmeur  (mais pas par hasard), tantôt grossier (mais pas avec n’importe qui) Le Président Frêche dirige d’une main de fer ses affidés qui s’inclinent bassement, sans doute par peur de ne pas être distingués aux prochaines élections.

         La Région dont le budget explose malgré la crise n’est qu’un prétexte pour quadriller les départements et tenir par les subventions ou par la barbichette les futurs électeurs.

         Quelques millions d’euros partent ainsi dans des structures redondantes provoquant des strates obscures et surtout inutiles dans le seul but électoraliste.

         Pourtant, il faut bien l’avouer, Monsieur Frêche n’est pas méprisant vis-à-vis de nous, ni en tant que femmes, ni en tant que Front National. Il semblerait même qu’il est assez satisfait lorsque nous joutons verbalement avec ses compagnons de route en leur disant tout haut ce qu’il doit penser quelquefois tout bas !

         En conclusion, il est la représentation parfaite du paradoxe : capable du pire et du meilleur, capable de mégalomanie et de bassesse, capable d’intelligence et d’entêtement.

        

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Lundi 30 mars 2009

         
             « L’affaire » de l’affiche évoquant Jaurès et les commentaires qu’elle provoque sont un modèle d’hypocrisie et de tartuferie… surtout sous la plume de socialistes qui passent leur temps à s’asseoir sur les grands principes qu’énonçait le tribun et qui, en outre, s’arrogent le droit de faire la police dans l’héritage politique de celui dont ils ont fait leur chasse gardée.
        Il est vraisemblable que si le FN avait existé à l’époque de Jaurès, il aurait combattu son pacifisme, généreux mais utopique à un moment où l’Armée allemande était fin prête à entrer en guerre.
        Que nos socialistes ne se plaignent pas ! Le pacifisme émollient de Jean-Jaurès a survécu à sa mort et a porté ses fruits. Souvenons-nous : Munich, la Ruhr, les Sudètes… toutes questions traitées dans un bel élan pacifiste. Notre déclaration de guerre lors de l’invasion de la Pologne pourrait faire croire que l’on avait l’intention de montrer les dents, profitant que la Wehrmacht combattait à l’Est. Hélas, sans doute effrayés par notre initiative, nous en sommes restés là et avons choisi de rester l’arme au pied n’ayant pas même le courage de déclarer la guerre à l’URSS qui – au titre de l’accord germano-soviétique – dévorait sa part de Pologne.
        Toujours aussi pacifistes, nous regardions défiler les saisons sans un coup de feu de cette drôle de guerre. Et puis, puisqu’il fallait bien que quelqu’un commence et que celui qui avait déclaré la guerre n’avait manifestement pas envie de la faire, les Allemands nous pulvérisèrent. Enfin … pas tous puisque, l’espèce en ayant proliféré, les pacifistes ont volé au secours de la défaite dans tous les conflits qui ont suivi 1945.

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Mercredi 25 mars 2009

 

 

             Si les vétérans gaulois de la VIème Légion « Victrix » revenaient sur les terres qui leur furent attribuées en récompense de leur glorieuse campagne en Egypte, reconnaîtraient-ils  la cité qu’ils édifièrent autour de la fontaine mystérieuse où se terrait le dieu Nemausus ?

Si l’Empereur Antonin, fils d’une patricienne nîmoise, revenait sur le forum d’où les citoyens romains gouvernaient la riche cité couverte de monuments, irriguée par un flot permanent transporté par un aqueduc gigantesque et où s’exerçaient en toute sérénité une justice et des lois inspirées dans le même temps du droit romain, du droit latin et du droit coutumier. reconnaîtrait-il ce modèle de république dans laquelle une population cosmopolite se définissait d’abord comme membre du Senatus Populusque Romanus ?

Je me faisais ces réflexions en arpentant la voie Prétorienne et le Cardo qui traversaient Nîmes pour rejoindre la voie Domitienne à destination de l’Espagne. Pour l’heure, je me trouvais dans la rue de la République, principale pénétrante pour qui vient de  Montpellier et je n’eus aucune peine à mesurer la décadence dans laquelle était tombée la jadis si belle ville de Nîmes.  Madrid française pour les amateurs de corrida, Rome française pour les amoureux d’antiquités, elle prenait aujourd’hui dans nombre de ses artères des allures de Naples française. En particulier dans cette rue de la République aux façades crasseuses où j’eus la curiosité de compter 102 petits magasins de proximité, dont une cinquantaine étaient fermés sur des vitrines empoussiérées, pendant que s’était développé chez les autres un commerce actif de marchands de kebabs, de pizzas, de viande hallal, de plats asiatiques…

          Dès le lendemain une petite équipe du FN 30 allait enquêter chez les commerçants en leur donnant le tract qui dénonce la mise à mort de la petite distribution. Le constat que firent les frontistes fait l’objet de l’article qui précède.
Encore que l’environnement diurne laissa paraître à l’évidence ce qu’il devait en être la nuit, je choisissais d’interroger les commerçants sur les questions de sécurité. J’eus droit à tout l’éventail des actes délictueux qui font la joie des habitants de la Seine-St Denis . Dès la nuit faite :  violences, vols, ordures déversées devant les magasins gaulois, pipi-caca dans les entrées d’immeubles, la drogue en circulation libre et, toute la nuit, le vacarme, les cris, les auto-radios à fond…

          Quant aux riverains qui auraient le front de se plaindre et de promettre d’ alerter la police, la mode est de  les menacer d’égorgement, geste à l’appui.

PS : Je ne sache pas que Midi Libre ait jamais enquêté la nuit dans la rue de la République : Plaudite cives !

 




Lucien RUTY 

 

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Mercredi 25 mars 2009

         Belle journée, c’est le printemps, tiède et ensoleillé. Avec Françoise, perchée sur ses talons et Jean-Pierre, calme et serein, nous décidons de distribuer les tracts et visiter  les « petits commerces » .

         Rue de la République, longue, triste mais très commerçante…  enfin, il y a  deux ans encore. 102 magasins, plutôt 102 vitrines, car une trentaine sont fermées, empoussiérées, donnant un air misérable à cette ville chargée d’histoire et de grandeur. Depuis s’est abattue la première crise, celle  provoquée par les grandes surfaces plus occupées à faire de la finance que de la vente de produits divers, puis la crise actuelle, plus sournoise mais bien réelle. Les commerçants, malheureux oisifs, attendent le client et nous font  un accueil chaleureux persuadés de vendre enfin une babiole pour dérouiller le tiroir caisse obstinément clos depuis le début de l’après-midi.

          Nous n’avons à leur proposer qu’un tract leur expliquant  les raisons de leur désœuvrement. Un peu coincé au début de l’entretien, les commerçants se défoulent progressivement et nous avouent   gagner  10 euros par jour, que leur  banque ferme le robinet et supprime le découvert, en quelques mots tremblants ils se demandent ce qu’il deviendront n’ayant - bien sur -  pas le droit au chômage ni aux divers avantages dont  les étrangers, eux,  bénéficient. Peu à peu, ils en arrivent aux confidences et  il se plaignent du bruit tardif et des incivilités dont ils sont victimes régulièrement : vol à l’étalage avec insultes, dépôt volontaire de bouteilles, cannettes et papiers ostensiblement jetés devant leur magasin et tout cela avec menaces de leur trancher la gorge (geste à l’appui) dans le cas d’une plainte à la police. Peur des représailles, les commerçants se taisent et rasent les murs. (cela ne vous rappelle rien ?)  Comme dirait Jean-Marie LE PEN, il y en a marre !!. Oui ils en ont marre et craignent pour les jours avenirs qui s’annoncent très sombres.

         Certes, nous avons eu un bon accueil  mais s’en souviendront-ils au mois de juin au moment de mettre leur bulletin de vote  ?


                                                                     Il y en a une trentaine  comme  ça !
                                                                           Evelyne RUTY               

    

 

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